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Zones de stockage
Les zones de stockage sont celles par lesquelles transitent, pour un
temps plus ou moins long, les denrées alimentaires, les différents
produits et les déchets. De leur conception à leur entretien,
tout doit être irréprochable pour éviter tout risque
de contamination.

© GAMMA CONCEPTION
Denrées alimentaires - matières premières,
produits semi-élaborés ou finis -, produits d'entretien,
petit matériel
, mais aussi déchets alimentaires séjournent
durant une durée plus ou moins importante dans une zone de stockage.
Deux textes, l'arrêté du 29 septembre 1997 et le règlement
CE 852/2004 du 29 avril 2004 dictent des règles ou plutôt
édictent des recommandations à l'égard des responsables
de restauration concernant le stockage.
" La surface de stockage représente 20 à 30% en moyenne
de la surface totale de la cuisine ", précise Gaël Tarit,
gérant du bureau d'études Gamma Conception. Pour la calculer
au plus au plus près des besoins, plusieurs paramètres sont
à prendre en considération: bien évidement le nombre
de repas servis dans la journée, les grammages/portion (un enfant
ne mange pas autant qu'un adolescent). Mais la fréquence de livraison
est aussi importante : certaines collectivités privilégient
des livraisons fréquentes afin de limiter le stock, elles ont donc
besoin d'un moindre espace de stockage. D'autres - les collectivités
éloignées des villes par exemple qui espacent leurs livraisons
- ont au contraire besoin d'un espace conséquent. Il faut se demander
aussi quels produits sont utilisés : produits frais, semi-élaborés,
surgelés, conserves
Dans votre calcul, pensez à la
particularité des produits alimentaires (odeur, fragilité,
périssabilité, compatibilité) mais aussi non alimentaires
(acidité, danger d'inflammation
).
Implantation et aménagement des locaux. Le règlement
CE 852/2004 précise que ces mêmes locaux doivent " permettre
de prévenir l'encrassement, le contact avec les matériaux
toxiques, le déversement de particules dans les denrées
alimentaires et la formation de condensation et de moisissure indésirable
sur les surfaces ". Les matériaux doivent donc posséder
des surfaces lisses, facilement nettoyables et imputrescibles. "
Un carrelage ou une résine au sol, des murs de type panneaux de
chambres froides ou munis d'une peinture alimentaire sont parfaits ",
précise Xavier Collet du bureau d'études Hexa Ingénierie.
Les portes doivent avoir un passage utile de 90 cm minimum, voire plus
pour le passage des palettes et être munies de plaques de protection
inox. Il est souhaitable aussi d'éviter les marches pour simplifier
les accès aux réserves et chambres froides. A éviter
aussi, les stockages en hauteur pour limiter les risques d'accidents par
chutes.
Une ou plusieurs pièces ?
Les petits offices peuvent se contenter d'une seule pièce abritant
les frigos, le congélateur et une armoire fermée à
clés pour les produits d'entretien ou du moins un espace séparé
par une cloison pour que ces produits nocifs ne puissent pas toucher les
aliments. Dans les cuisines de taille supérieure, les produits
sont stockés par famille: 0°/+2 °C pour la viande et charcuterie,
+2°/+4 °C pour les BOF (beurres, ufs, fromages), +6°/+8
°C pour les fruits et légumes, -18°/-20 °C pour les
surgelés, +19 °C pour l'épicerie, idem pour les produits
d'entretien. Les produits finis - par exemple des carottes épluchées
la veille et prêtes à être cuisinées - peuvent
selon le volume, soit être stockés dans des chambres froides,
soit dans des armoires réfrigérées à +1°/+3
°C. Quant aux déchets, ils doivent selon l'arrêté
de 1997 " être stockés en dehors des locaux de manipulation
des denrées, dans des conteneurs équipés de couvercle
[
] Si nécessaire, ils sont entreposés dans un local
fermé, réservé à cet usage et au besoin réfrigéré
". Aucune obligation donc de réfrigérer le local à
déchets mais " cela est préférable surtout dans
les régions où les températures peuvent rapidement
grimper en été ", conclut Gaël Tarit.
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